Bof Punk

Sans titre

Bon, alors j’avais pas prévu de partir dans un article sur mes passions musicales, mais là je suis bien obligée, car je dois exorciser ma frustration.

Replaçons nous dans le contexte une seconde. Je suis HYPER FAN DE DAFT PUNK. Et par hyper fan, ça veut pas dire que je collectionne les casques ou que j’ai tous les remix de remix de remix de remix des DAFT PUNK. J’ai juste 3 albums à eux (bientôt 4 en comptant Random Access Memories) mais j’estime que je suis une fan à part entière. Leur musique me transporte, me rend folle, me rend bien, me surmotive etc… etc… Leur musique, c’est MA musique, je l’écouterais toujours et toute ma vie. Bref, vous savez tous ce que c’est d’aimer d’amour un groupe de musique en particulier.

Oui, je connais déjà TOUS les arguments des détracteurs (toi même, lecteur, tu as publié sur ma page Facebook perso pas moins de 168731546874651651 liens avec la compagnie créole, les morceaux originaux samplés par Daft ou autres détournements youtubesques de Get Lucky), et je sais ce que vous vous dites : C’est commercial, c’est pompé, ils ont rien inventé, ils font trop durer le buzz, bref : Tu vas voir, on va encore se faire enculer avec leur nouvel album et tout le monde va foutre les deux pieds dans le béton et se laisser asperger d’acide en disant merci.

Bref. Comme toute fan qui se respecte, quand j’ai écouté le morceau mixé (par un quelconque internaute) de Get Lucky, quelle ne fut pas ma joie: L’électro et la disco allaient enfin pouvoir vivre leur amour au grand jour, décidément, vive le mariage gay ! J’ai donc couru au plus vite sur le site officiel des Daft pour aller passer ma commande en prévente de l’album tant attendu. Des milliards de soirées estivales rythmées par des beats de folie, sur un air de funk, avec des voix de robots : Je ne demandais que ça.

Seulement voilà, mon album, censé arriver d’ici une petite semaine, m’a été spoilé aujourd’hui (et je crois que je dois l’en remercier) par l’ami Elie, qui malgré son prénom et sa gueule de juif-libanais est une personne que j’apprécie pour ses goûts musicaux (eh oui, Elie est aussi fan des Daft Punk, comme quoi on peut ressembler à un juif et ne pas aimer que le violon).

L’ami susmentionné me file donc ce lien avec l’album complet (toi aussi, fais toi spoiler ta race), et me prie de faire confiance en me disant « Je viens de finir « Within », et pour le moment c’est quand-même hyper chiant ».

Bon, bah du coup je fais quoi, j’écoute. On va pas attendre une semaine hein ?

Résultat :  Lent, sans peps, pas de beats, pas de funk, morceaux à rallonge qui finissent en daftepunkade hésitante mais qui ne décolle jamais vraiment. Certains morceaux semblent tous droits sortis d’une station de radio locale américaine, avec des faux airs de musique de série télévisée genre La croisière s’amuse, notamment pour le morceau « Touch » chanté par un mi David Bowie mi Mick Hucknall, ou encore « Beyond » qui débute comme un possible « Huit ça suffit » ou « Madame est servie ».

Certains morceaux qui avaient du potentiel comme « Lose Yourself To Dance » se foutent littéralement une balle dans le pied par manque de bonne batterie de porc et de rythmique de bâtards, pourtant les voix des robots sont là. J’ai juste l’impression d’être en train de lire un Elle chez mon coiffeur qui est féru de lounge.

Grâce à Dieu, les Daft Punks sont doués en affaires. Concerts tous les 10 ans, albums tous les 5 ans, apparitions tous les 3 ans, ces petits enculés savent se faire désirer, et plus que tout je les ai désirés.

Je rêvais d’orgies musicales brutales dans la fosse à sautiller complètement bourrée en gueulant « PUTAIN JE L’ADORE CELLE LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA » avec la clope d’un inconnu à la main, en train de m’érailler la voix sur des morceaux écoutés mille fois.
Je m’imaginais déjà en train de funker à mort sur Get Lucky et d’autres morceaux dégoulinants d’été, de sorbet à la mangue et de baisers volés à 5h du matin à la sortie d’une boîte, et éventuellement comme nous faisait languir ce BONNARD de Pharrell Williams, être dans une belle voiture américaine, devant un lever de soleil, et juste kiffer la vie.

Bon eh bien, pour ceux qui veulent ça, écoutez Get Lucky. Puis Earth Wind and Fire, et Kool and the Gang. Et Donna Summer tiens. Et pour pousser un peu plus, écoutez de la vraie disco, voilà, c’est ça l’été.

Les autres ne méritent pas réellement mon analyse. Je vous laisse vous faire votre idée par vous-mêmes.

Maintenant, pour ceux qui veulent le morceau signature DAFT de l’album, c’est le dernier morceau et c’est « Contact ». Résolument électro-futuriste, avec les frissonnantes voix des astronautes, puis religieux avec ses orgues (limite Justice pour le coup), on a enfin ce qu’on attend. Un morceau de 6 minutes 22 qui envoie enfin du son, et qui nous rappelle presque Discovery.

Conclusion : Fais chier la putain de sa race. J’attendais plus de Daft Punk que deux uniques morceaux rythmés, qui sont en plus l’un à des années lumières de l’autre, n’assurant aucune réelle cohésion entre tous les autres morceaux de l’album.

Contact ? Oui, on voudrait bien rentrer en contact avec vous maintenant. C’était bien tenté, mais revenez à l’électro, et réservez la funk et la disco à d’autres.

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Une réflexion sur “Bof Punk

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